La Chasse dans le 06

La chasse à tir est le mode de chasse le plus pratiqué dans les Alpes Maritimes. Elle regroupe la chasse au chien courant, au chien d’arrêt devant soi, au poste et la chasse à l’arc. Quelques chasseurs bénéficient d’une autorisation individuelle pour la capture des grives à l’aide de gluaux.

Elle se pratique généralement avec un chien d’arrêt (Pointers, Setters, Braques, Épagneuls, Griffons,…) Le chien prend l’émanation du gibier, l’approche, le marque et l’arrête jusqu’à l’arrivée du chasseur. Dans le département, elle concerne le petit gibier sédentaire tel que perdrix rouge, faisan ainsi que les galliformes de montagne. Avec les premiers froids et l’arrivée des migrateurs, un grand nombre de chasseurs partent alors à la recherche de la bécasse des bois.

C’est de loin le mode de chasse qui draine le plus grand nombre de chasseurs du département. C’est une chasse d’équipe qui se pratique à l’aide d’une meute de chiens courants de différentes races et d’un nombre variable de participants qui occupent des points stratégiques connus pour le passage du gibier (

les postes de tir). Sous la conduite du meneur de chien, la meute constituée généralement de quelques individus seulement, recherche la voie de l’animal chassé, la remonte pour ensuite lever puis mener le gibier. Après identification, les chasseurs postés vont alors pouvoir tirer l’animal qui passe à proximité de leur poste. Ce mode de chasse concerne surtout le sanglier mais également le cerf et le chevreuil.

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Dans les Alpes-Maritimes, la chasse au lièvre et dans une moindre mesure du lapin s’apparente quelque peu à cette chasse. Elle se pratique aussi à l’aide de chiens courants mais leur nombre ainsi que celui des chasseurs est généralement très réduit, pouvant se limiter quelquefois à un chasseur et son chien. Une bonne connaissance du terrain et des habitudes du gibier sont tout aussi indispensables pour ce type de chasse qu’un chien très bien créancé et de grande qualité.

La chasse à l’affût consiste à se dissimuler dans des secteurs fréquentés par le gibier recherché dans l’espoir que celui-ci s’approche suffisamment pour l’identification et le tir. Se pratiquant surtout au lever du jour et au crépuscule, depuis un mirador ou utilisant un élément naturel du terrain, elle concerne le grand gibier tel que le brocard en tir d’été ainsi que le cerf, le chamois et le mouflon et comme son nom l’indique, la chasse à l’approche consiste à parvenir au plus près de l’animal en jouant sur le vent, le silence des déplacements tout en utilisant au mieux la topographie du terrain et déjouer la vigilance de l’animal. Le chamois, le mouflon, le chevreuil, le cerf et le sanglier sont les espèces recherchées.

Cette chasse se pratique depuis une petite cabane d’où les grives et le merle noir sont tirés au posé sur des arbres situés à proximité. Les oiseaux sont généralement attirés par des appelants vivants, maintenus dans de petites cages et disposées aux alentours immédiats. Cette chasse se déroule généralement le matin pour profiter des déplacements des oiseaux hivernants où encore des mouvements migratoires. Le poste peut être construit à proximité d’arbustes à baie et d’un point d’eau.

Cette chasse concerne le tir des turdidés depuis des postes construits sur les passages que les oiseaux empruntent le matin et le soir entre leur site de gagnage et leur dortoir. Elle concerne aussi le pigeon ramier lors du franchissement des cols situés sur les voies de migration d’automne.

Elle se pratique à l’aide d’oiseaux de proie pour capturer certains gibiers. Cette chasse utilise l’instinct prédateur des rapaces spécialement affaîtés (dressés) pour chasser le petit gibier à plumes, les corvidés et des mammifères (lapins essentiellement). On utilise des faucons pour la chasse de haut vol (le faucon pique de haut sur sa proie) et des autours, éperviers, ou aigles, pour la chasse de bas vol (le rapace poursuit sa proie à l’horizontal). Les obstacles pour l’exercice de la fauconnerie sont nombreux : d’abord réglementaires (détention d’espèces protégées) puis cynégétiques : l’entretien de l’oiseau exige beaucoup de temps, de savoir et des territoires giboyeux.

Longtemps interdite car assimilée à du braconnage, la chasse à l’arc a été reconnu comme un mode de chasse à part entière depuis 1995, année de sa reconnaissance. Cette chasse à tir est silencieuse. Difficile, elle demande une connaissance parfaite du milieu et des animaux.La chasse à l’arc séduit deux types de publics : ceux qui ont beaucoup chassé et qui cherchent des difficultés et des sensations nouvelles, et ceux qui ne sont pas attirés par la chasse au fusil. Pour en savoir davantage sur la chasse à l’arc dans les Alpes-Maritimes. 

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La capture des grives aux gluaux.

Ce mode de capture traditionnel  est autorisé et réglementé par arrêtés ministériel et préfectoral pour les seuls départements des Alpes de Haute-Provence, des Alpes-Maritimes, des Bouches-du-Rhône, du Var et du Vaucluse. Cette pratique permet, dans des conditions strictement contrôlées, la capture sélective et en petite quantité de ces oiseaux gibiers afin de fournir à des fins personnelles des grives destinées à servir d’appelants pour la chasse au poste.

Dans les Alpes-Maritimes, les grives sont capturées vivantes à l’aide de baguettes de bois enduites de glu et disposées dans les arbres proches du poste sur des cimeaux basculants (limités à 3 par chasseur) placés sur des arbres isolés , au minimum  à 4 mètres du sol . Le chasseur attire les grives à l’aide d’appelants (grives déjà en cage) ou en imitant leur chant à l’aide d’un « chilet » (sifflet). Les oiseaux attirés se posent alors sur les gluaux dont ils sont retirés immédiatement.
Une autorisation préfectorale individuelle est indispensable pour profiter de ce mode de capture.  Accordée au titulaire du droit de chasse du territoire concerné elle  comporte la liste des chasseurs autorisés à poser les gluaux et les conditions spécifiques de pose (période, conditions, quota).
Quant aux gluaux, ils sont à utiliser durant une période définie de l’année et sur une tranche horaire bien précise.
Les titulaires de l’autorisation doivent tenir à jour l’état de leur captures sur la base d’un quota annuel d’oiseaux à ne pas dépasser.
Dans les Alpes-Maritimes, la capture des grives aux gluaux n’est autorisée qu’à 77 poseurs sur un total de seulement  22 communes du département.
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Pour aborder tous les modes de chasse qui existent, consulter ici le site de la FNCLe petit livre vert 2009 aborde aussi les différents modes de chasse

Pour en savoir davantage sur les modes de chasse consultez la page web de la FNC.